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Facile à lire
Intéressant
« 

« Le premier réflexe à avoir face à la disruption, c’est de partir du principe que vous n’êtes pas indispensable : la disruption, c’est la mort de l’établi. La plupart des entreprises font l’erreur de vouloir faire leur transformation digitale : elles supposent que leur cœur de métier ne changera pas (…) C’est une erreur. Ce qu’elles doivent faire, c’est être prêtes à saborder leur business et à abandonner leur business model. Il faut s’imaginer déjà mort pour penser autrement son activité et se demander où sera la valeur dans le futur ».

 »

Les 3 idées clés

  • La disruption n’est pas une transformation. Elle est violente, fulgurante et s’impose en faisant exploser tous nos repères.
  • Les individus, les entreprises et les institutions ont une attitude paradoxale : on exige la disruption pour simplifier nos vies mais on s’en protège persuadés que tout se perpétue.
  • Et pourtant ce n’est que le début des ruptures technologiques qui « challengent » notre intelligence humaine. Nous devons nous préparer à tout réinventer sinon nous allons disparaître.

Expérience de lecture :

J’ai hésité à lire ce livre, le sujet de la transformation digitale ayant déjà été largement traité par de nombreux ouvrages. Mais vous verrez, transformation et disruption sont deux concepts différents et même antinomiques. Et c’est tout l’intérêt de ce livre. Il nous permet de comprendre que la disruption inverse tous nos repères. On y accède quand on ose se détacher de toutes nos certitudes.

J’ai par ailleurs trouvé deux intérêts à ce livre :

  • Une explication très claire de chaque étape de développement de l’intelligence artificielle (deep Learning, transfert Learning, reinforcement learning) et du potentiel que va nous offrir la convergence de ces technologies.
  • Une vision intéressante de la fin du salariat avec la remise en cause assumée du processus de destruction créatrice qui était pourtant notre ultime espoir.

Mon avis :

Ce livre est passionnant et pour une fois le sujet n’est pas traité avec une approche académique. La vision est courageuse et le ton incisif. L’auteur arrive à garder le style qui le caractérise et à transposer dans un livre le ton percutant dont il joue dans ses conférences proches du « one man show » à l’américaine.

Le résumé :

La disruption progresse à une vitesse exponentielle. Elle est universelle, aucun individu, aucune entreprise, aucune institution ne peut y échapper. Il ne s’agit pas de transformation mais bien de disruption, celle qui exige d’oublier les références à l’ancien monde et d’accepter l’échec, le hasard, la rupture. Elle est fulgurante et inéluctable car elle s’impose dans tous les environnements dorénavant matures sur le plan technologique.

Elle bouscule toutes les valeurs et disrupte la démocratie, l’éducation et jusqu’à notre égo et notre propre corps. Les entreprises gagnent du temps en optimisant l’existant. Mais la disruption explose tous leurs repères quand les atouts de l’ancien monde deviennent des handicaps : l’expérience, les diplômes, la conformité et l’exemplarité. Elles doivent accepter la mort du marketing dorénavant perçu comme une manipulation et la mort de la communication puisque seule la « foule connectée » fait dorénavant autorité. Même le salariat qui permettait de rentabiliser les fonctions de production laisse la place à des prestations plus efficaces et sans frictions.

Nous n’avons d’autres options que de nous disrupter pour éviter de disparaître. Cette disruption nous attire et nous fait peur fait peur.  On se réfugie dans un « déni schizophrène », on s’en protège et on la réduit à une révolution sociétale et culturelle. Et pourtant c’est une révolution technologique profonde si puissante qu’elle accélère l’évolution de l’homme. « Le digital est darwinien, il sélectionne et récompense tout ce qui est adapté à son environnement ».

Elle challenge notre intelligence humaine et ce n’est qu’un début. Le potentiel de la combinaison du Deep Learning et du Reinforcement Learning et le grand bond de puissance promis par l’informatique quantique vont permettre à la machine de résoudre n’importe quel problème de manière autonome. Ce sera la fin de l’IA spécialisé et la marche vers la dernière étape : la capacité de la machine à atteindre seule ses objectifs.

L’objectif ultime de l’intelligence artificielle est de pouvoir faire un jour tout ce que fait le cerveau humain.  Il est naïf de croire que l’intelligence artificielle sera complémentaire de l’humain au travail et ce constat nous confronte à des challenges inédits en matière de modèle économique, d’institutions et de sens. Nous devons accepter la disruption car elle porte en elle de vrais espoirs pour l’humanité. Elle peut résoudre des problèmes complexes et accélérer le développement en rendant la valeur accessible à tous.

 

 

Pour en savoir plus…

 



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